
Vous avez toujours tout voulu savoir sur le théâtre et ses métiers ? Nous sommes là pour vous éclairer. Ici, nous dévoilons au fur et à mesure les 12 travaux du théâtre.
N°2 : LE METTEUR EN SCÈNE

Le metteur en scène doit avoir des aptitudes physiques particulières, comme de gros coudes. S’ils sont trop petits, il sera difficile pour lui d’en jouer. Car les places sont chères pour ceux qui assument la responsabilité de définir les conditions de réalisation d’un spectacle. Le metteur en scène défend sa vision d’une pièce ou d’un sujet ; il est le chef d’orchestre qui coordonne tous les pôles gravitant autour d’un projet théâtral – mais c’est encore mieux quand il ne se prend pas (trop) pour le chef. Le metteur en scène peut s’être formé dans une école nationale ou bien sur le tas ; il a souvent été comédien, mais il a pris ses distances, il a eu besoin d’autre chose. Maintenant, l’essentiel de son job, c’est de voler intelligemment tous ses collaborateurs pour enrichir ses propres idées. Choix du texte, son, lumière, décor, costumes, direction d’acteurs : le metteur en scène est quelqu’un qui aime porter le chapeau, la casquette, le béret et parfois le bob. En tout cas, il a un sacré paquet de trucs qui lui pèsent sur le crâne. Mais il aime ça.
Source : Hercule à la plage / Éditions La Joie de lire, 2019. Collection La Joie d’agir.

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N°1 : L’AUTEUR

Il peut être vivant ou mort, malade ou en bonne santé. Il puise son imagination au cœur du réel, au cœur des sociétés, au cœur des gens, au cœur des poèmes écrits par les autres écrivains. Il écrit des récits, des dialogues, des ritournelles, des confessions. Dans ses pièces, il y a des personnages, des figures, des voix, des silhouettes, des visages. Une scène reste éclairée dans sa tête, du matin au soir et du soir au matin ; c’est là qu’il dort, en position fœtale, comme si le théâtre était sa mère. De temps en temps, William Shakespeare glisse d’une coulisse à l’autre, sur des patins de feutre ; il est toujours hilare. Aristophane et Sophocle jouent aux cartes dans le trou du souffleur. Molière fait des entrechats ; Tchekhov crache des noyaux de cerise sous ses ballerines blanches. Alors l’écrivain vivant, le cœur à l’ombre des anciens, rêve d’être pompiste sur une route perdue d’Islande. Il rêve d’oublier son désir d’écrire pour le théâtre. Oublier les acteurs, oublier le metteur en scène, oublier le public. Mais c’est plus fort que lui, il continue de chercher des phrases.
Source : Hercule à la plage / Éditions La Joie de lire, 2019. Collection La Joie d’agir.